Ma Photo
Blog powered by TypePad

Autres

août 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

« J -10 | Accueil | IM Nice suite »

Ironman Nice 2008

Jeudi 19 juin.

Le moment du départ est arrivé. Sitôt Didier (d'Ivry) et Jean-Claude (Bezons) arrivés, les sacs rangés dans la voiture et les vélos fixés sur la remorque, nous prenons la route en direction de Nice et sa Promenade des Anglais, lieu de l'IronMan France 2008.

Pas de problème en ce début de voyage. L'A86 est dégagée, l'autoroute du Sud aussi. Lisses :km 35 – 9h30. Pneu de remorque crevé (et déchiqueté le temps de s'arrêter). L'aire de Lisses n'étant pas loin, je la rejoins tant bien que mal. Malheureusement pour nous, les stations services ne sont plus équipées d'ateliers réparation (séquence "c'était mieux avant"). Le temps de faire appel à un dépanneur via le 17, le changement de pneumatiques se fait à quelques dizaines de mètres à vol d'oiseau.

Le départ réel a donc lieu à 11h30 ! Plus rien ne sera à signaler jusqu'à l'arrivée à Saint Jeannet où les copains de Meudon nous attendent à la Pizzeria. Seul problème, pas question de faire demi-tour dans le village. Arrivés dans un cul-de-sac, il nous faudra dételer la remorque.

Nous pouvons enfin déguster ces pizzas, puis profiter d'une nuit bien méritée.

Dsc00069

Vendredi 20 juin.

Retrait des dossards en fin de matinée, et visite du village-expo. J'en profite pour faire changer la pile du Polar qui donne quelques signes de fatigue.

Retour au gîte pour une plâtrée de pâtes.

Le menu ne sera pas très varié d'ici dimanche.

Samedi 21 juin.

10h30 : réveil musculaire avant le grand jour. Petite sortie vélo d'1h15 – 33km au départ de Saint Jeannet, direction Tourette-Sur-Loup, demi-tour jusqu'à Gattières, et retour à Saint Jeannet.

Collation du midi : pâtes

Direction Nice l'après-midi pour déposer le marquage, la dépose des sacs de transition et du vélo. Je décide de laisser la remorque dans le parking proche du site de la course.

 

Dimanche 22 juin.

3h15 : L'heure (tant) attendue est arrivée. Contrairement à l'année passée avant le Norseman, j'ai passé une bonne nuit. Je suis serein : l'expérience ou une certaine confiance et une absence de pression ?

4h25 : Direction la Plage du Centenaire. Arrivé à proximité, je me stationne dans le premier emplacement libre, la Prom' étant fermée à la circulation, le centre ville est encombré, malgré l'heure matinale.

5h15 : entrée dans le parc à Vélo, gonflage des pneus (le vélo étant resté tout l'après-midi au soleil, il valait mieux  avoir dégonflé ceux-ci). Je vais saluer Romuald Lepers, rencontré lors du Norseman. Je retrouve Thierry de l'US Metro (rencontré régulièrement sur les courses de la région Parisienne) à quelques places de moi.

6h00 : Je me glisse dans la combinaison, et avec Didier, nous nous dirigeons vers la plage. Je me place à gauche de la zone de départ, dans le sas " -de 1h10' ".

6h30 : la meute des quelques 2500 concurrents est lâchée. J'arrive à nager sans trop prendre de coups. Je me guide sur les pieds des nageurs me précédent, car je n'arrive pas à visualiser les bouées. Etant placé au milieu du groupe, j'ai peu de chances de commettre une erreur de cap. Lorsque je me retrouve sans poisson-pilote, je force un peu pour récupérer le groupe qui me précède.

Fin du premier tour (2400m) : un coup d'oeil à la montre m'indique 41'22". Un rapide calcul me permet d'espérer une sortie en 1h05'. Je repars pour le dernier tronçon et continue à m'appliquer sur ma nage. Je termine les 3800m en 1h05'33" (temps officiel sur le tapis de chronométrage 1h06'09").

Je passe quelques secondes sous la douche pour rincer le sel et me dirige vers le parc à vélos. J'entends le speaker annoncer la sortie de l'eau de L. Jalabert. J'ai réussi mon premier objectif qui était de sortir de l'eau devant lui.

Je manque quelque peu ma première transition, ayant du mal à enfiler le Tritop sur la peau mouillée. J'ai décidé de ne pas mettre de chaussettes, et les chaussures sont déjà sur les pédales. Un cuissard cycliste, un bandana, le casque, les lunettes et je me déleste du matériel natation. J'attrape le vélo. Je remonte tout le parc à vélo, la sortie étant à l'opposé. J'enfourche mon destrier, donne quelques coups de pédales pour me lancer et glisse les pieds dans les chaussures.

2 innovations pour moi :

1- J'ai programmé un timer sur le polar toutes les 7'30" pour penser à boire sur le vélo.

2- J'ai placé sur le prolongateur 3 estimations de progression (pour savoir ce que je peux envisager comme temps final une fois passé le Col de l'Ecre, car je n'ai aucune idée de ce que je peux réaliser sur le vélo):

 

C'est parti pour les 180km (174 réels) du parcours.  Passé l'aéroport de Nice, je rattrape Marit Svenning-Berg, (2nde du Norseman l'été dernier), l'encourage au passage. Bifurcation le long du Var vers Carros. Premier ravitaillement au km20 et bifurcation à gauche avec la rampe de la Condamine (500m – 10%). Passage au km 23,3 en 46'29". Je m'aperçois que j'ai perdu mon bidon de boisson sucrée.

La côte jusqu'à Gattières se monte sans soucis, je ne m'enflamme pas, la journée va être longue Peu après gattières, le bruit particulier d'une roue lenticulaire se fait entendre dans les oreilles. Un coup d'oeil à gauche, et j'identifie un CEEPO, Raphaël (connaissance du forum "La Pata Party") me dépasse. Juste le temps de m'identifier, de lui crier un mot d'encouragementet il file en faisant un signe de la main. Un peu plus loin, à Tourette-Sur-Loup, c'est au tour de Seb c'est bien"de me passer.

Dans la partie descendante vers Le Bar-Sur-Loup, je rejoins Raphaël. Je l'interroge du regard. Il se plaint d'avoir oublié l'aérodynamisme au vestiaire.

A chaque ravitaillement, je récupère un bidon de Cola, en complément de ma boisson salée, ainsi qu'une bouteille d'eau pour m'arroser la tête, la nuque et les jambes : Je suis passé en mode "Liquid Cooling System"

Place maintenant au gros morceau de la journée, l'ascension du Col de l'Ecre, 21km au soleil. J'entame une barre chocolat-banane, c'est le seul aliment solide que j'ingérerai pendant la course.

Raphaël me repasse devant dès les premieres pentes. Au Pré-du-Lac, c'est au tour de Chabal – La Bande à Basile. Je continue l'ascension à ma main, Je double quelques concurrents (dont Laurent de Chessy), et me fait déposer par de plus nombreux, entre autres Marit et peu avant le sommet par Eric, un collègue de Fontenay.

Je passe en 3h au sommet, récupère mon bidon perso et me lance dans la traversée du plateau de Caussols. A la sortie du village, Ben Boost, triathlète Mussipontain reconnaissable sur son Softride, me dépasse à son tour. Tous les potes du forum sont en train de me passer en revue. Dans le Col de la Sine, c'est au tour deTroll.  Je le rejoins dans la descente vers Gréollières, mais dès le pied de la côte de Saint Pons, il se détache de nouveau.

Arrivé à Coursegoules, direction de Col de Vence pour un Aller-Retour. L'aller en faux-plat montant se passe facilement en position aéro. Une fois le demi-tour effectué, j'en comprends la raison : le vent défavorable fait que la moyenne est plus basse dans cette partie descendante.

La montée de Coursegoules se passe facilement et j'embraye pour la descente vers Bouyon. Le revêtement est impeccable et je me fais plaisir à reprendre un nombre assez important de concurrents, tout profitant des magnifiques paysages.

Dernière "difficulté", la Côte du Broc avalée sur le grand plateau, je me lance dans la dernière descente de la journée. Je saisis un bidon de cola au ravitaillement du Broc. Quelques instants plus tard, j'entends une forte explosion. Je jette un oeil sur mes pneus, pas de soucis. Mes bidons sont tous en place. Je vérifie de nouveau et me rends compte que couvercle du bidon attrapé précédemment a sauté du fait du remplissage important et du dégazage de la boisson lors des secousses. Je le referme et me relance. Je rattrape de nouveau Raphaël vers le km 150. Peu de temps après un crampe me tétanise l'intérieur de la cuisse gauche. Avec quelques difficultés et un refroidissement à l'eau, j'arrive à la faire passer, continuer la descente et reprendre des concurrents. Arrivé dans la vallée du Var, il ne reste plus que 20km de plat, vent défavorable pour rejoindre le parc à vélos. A l'entrée de la Promenade des Anglais, Raphaël me rejoint à nouveau. Je lui propose un deal : "tu me fais les plans d'entraînement pour le plat et les montées, et moi je te coache pour les descentes !".

Je sors les pieds des chaussures un peu tardivement et n'ai pas le temps de fair une descente de vélo à la volée. Je m'arrête à la ligne et descends du vélo de façon traditionnelle. Je regrette alors de ne pas avoir mis de chaussettes, en raison de la température du bitume (il est 14h30 et il n'y a pas d'ombre).

Temps vélo : 6h37'33"

Je donne mon vélo aux bénévoles et vais chercher le sac de transition "run". J'exhorte Raphaël à continuer, en dépit de son découragement. Je vais sous la tente de changement et demande à Roxanna une bénévole une bouteille d'eau. Je la vide en partie sur mes plantes de pieds, en m'attendant presque à voir l'évaporation !

Je change de cuissard, enfile les chaussettes et les runnings et visse la casquette sur la tête. Quelques gels énergétiques dans les poches et j'entame la partie que je redoute le plus sur cette épreuve : 4 allers-retours sur la Prom', sous le soleil.

Je prends un rythme régulier. Le premier ravitaillement est placé à 850m, puis ils se succéderont tous les 1700m. Je me fixe de courir trottiner jusqu'au ravitaillement. Puis marche dans la zone ravitaillement avec ingestion eau + cola, ainsi que plonger la casquette dans les récipients d'épongeage, et reprise de la course jusqu'au ravitaillement suivant. Les 5,25 premiers km sont passés en 33', le rythme faiblira ensuite mais se stabilisera entre 39 et 40'/5,25km. Raphaël qui s'est décidé à partir me double vers le 2ème km. Il me propose de courir avec lui, mais je serais incapable de suivre son allure. Je gère ma course ravitaillement par ravitaillement. Je croise plusieurs fois des copains du club de Meudon. Je redouble Raphaël un peu plus tard (à mon 2ème  tour ?).

À partir du ravitaillement du km 6, je prends un gel énergétique tous les 5,25km. A partir de ce moment, je me plongerai aussi sous le tuyau d'arrosage à chaque ravitaillement pour me rafraîchir.

Raphaël me repasse. A l'entame du dernier tour, je rattrape Troll et lui propose de se caler sur ma foulée. Il essaiera sans succès. Je l'encourage pour la suite. Ayant croisé un copain de Meudon (et de boulot) peu avant le demi-tour, je continue sans faiblir. Je double de nouveau Raphaël (nous aurons joué au chat et à la souris toute la journée) et rattrape mon pote à 7 km de l'arrivée, PGB51 au demi-tour,  puis Ben Boost à 4,5 km du but. Il ne reste plus qu'à arpenter une dernière fois cette célèbre Prom'. Je remercie à chaque ravito les bénévoles pour leur présence et leurs encouragements continus.

Ayant mes 3 chouchous prouvant que j'ai bien couvert la distance, je m'engage dans le couloir d'arrivée et franchis la ligne après 5h05'43" de course et un temps final de 13h07'09".

Au vu des résultats enregistrés lors des courses de préparation, je pensais pouvoir réaliser un temps proche de 14h, aussi avoir approché le seuil des 13h est phénoménal !

Je suis très satisfait de ma gestion de course, principalement de la chaleur.

Commentaires

un grand bravo (o;

Salut Phillipe
Je suis ton blog depuis quelque temps et je me permets de te poster un commentaire d'une part pour te dire bravo pour ta course et te dire que nous sommes "voisin" au niveau du résultat, je termine en 13h06mn45s(nat 1h20, vélo 6h48, cap 4h36 dossard 2226)
Perso j'ai trouvé la CAP très difficile mais bon une fois la ligne passée on oublie beaucoup de "mauvaises choses"
Bravo encore
A+
Daniel

Merci Daniel, et bravo aussi à toi.

effectivement la CAP était difficile en raison de la chaleur!

Bonjour Phillipe

Moi aussi je suis ton blog depuis un certain temps, et n'ayant pas jamais fait de long je suis impréssionné par tes résultats qui m'encourage à peut-être essayer le long !!

Chapeau bas pour ta performance

Amicalement

Roger

Bravo Philippe, quand je serai grand et sage j'essayerai de t'accompagner sur un méga long. Je savais que tu resistais au froid et en plus ça va bien sous la chaleur. Je veux bien prendre des cours de descente! Dommage que Didier ait eu un coup de chaud car je vous suivais sur le site et j'étais prêt à rester un peu devant l'ordi pour avoir son temps final.

Belle course Philippe ! Bravo a toi (o;

"Encore"
une ligne a rajouter a la case souvenir .
de l'indélébile comme un tatouage sur une épaule et une cuisse un matin !!
bravo et a bientot
patrice

Poster un commentaire